Deuil : comprendre les étapes et traverser les émotions avec l’hypnose

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Perdre un être cher est une expérience profondément bouleversante. Le deuil peut aussi accompagner d’autres pertes importantes : une séparation, une rupture amoureuse, la fin d’un projet, une perte professionnelle ou encore une étape de vie qui marque un changement profond.

Quelle que soit son origine, le deuil nous confronte à l’absence, au changement et à nos propres émotions. Il n’existe pourtant pas une seule manière de vivre un deuil, ni un délai précis pour « tourner la page ».

Faire son deuil ne signifie pas oublier. Il s’agit progressivement d’intégrer la perte et de retrouver une manière de vivre avec cette absence.

L’hypnose peut constituer un accompagnement dans ce cheminement, notamment lorsque les émotions deviennent difficiles à accueillir, que les ruminations prennent trop de place ou que la personne a perdu ses repères.

 

Suivre le cheminement personnel du deuil

On parle souvent des « étapes du deuil ». Le modèle d’Elisabeth Kübler-Ross — déni, colère, marchandage, dépression et acceptation — est largement connu. Il ne doit cependant pas être considéré comme une succession obligatoire de phases par lesquelles toute personne endeuillée devrait passer dans le même ordre.

Le deuil est beaucoup plus personnel et fluctuant.

La tristesse, la colère, la culpabilité, le manque, le soulagement parfois, ou encore l’impression d’être anesthésié peuvent se succéder, se mélanger ou réapparaître longtemps après la perte.

Certaines journées peuvent sembler plus légères, avant qu'une date anniversaire, une photographie, une chanson, une odeur ou un souvenir ne fasse ressurgir une émotion intense.

Cela ne signifie pas nécessairement que l’on « revient en arrière ». Je préfère l’image de la spirale ascendante : on repasse par des émotions qu’on pensait surmontées, mais c’est à chaque fois un peu moins fort, moins douloureux, même si on ne s’en rend pas tout de suite compte. Ce qui ressemble à une rechute peut parfois correspondre à une nouvelle manière d’intégrer la perte.

 

Laisser les émotions s’exprimer

Lorsque l’on souffre, il peut être tentant de retenir ses larmes, de se montrer fort ou de reprendre rapidement une vie normale pour ne pas inquiéter son entourage.

Pourtant, les émotions ont besoin d’être reconnues.

Il n’existe pas de bonne ou de mauvaise façon de ressentir son deuil. Chacun peut avoir besoin de pleurer, de parler, de rester seul, de marcher, d’écrire, de créer ou simplement de ne rien faire pendant un temps.

Accueillir une émotion ne signifie pas se laisser submerger par elle. C’est lui permettre d’exister sans la juger ni chercher immédiatement à la faire disparaître.

Lorsque la douleur est trop importante, il peut au contraire arriver que l’on se coupe progressivement de ses sensations et de ses émotions. L’accompagnement thérapeutique peut alors aider à retrouver un contact plus apaisé avec ce qui est vécu intérieurement.

 

Respecter son propre rythme

Il n’existe pas de calendrier universel du deuil.

L’entourage peut parfois penser qu’après quelques semaines ou quelques mois, il faudrait « aller mieux », reprendre ses activités ou retrouver son ancienne vie. Mais le rythme du deuil appartient à chacun.

Certaines personnes ont besoin de reprendre rapidement leurs habitudes ; d’autres ont besoin de davantage de temps et de solitude. Il est important de pouvoir écouter ce qui est juste pour soi, sans se comparer aux autres.

Avancer ne signifie pas aller vite.

Et retrouver progressivement du plaisir, rire, sortir ou aimer à nouveau ne constitue pas une trahison envers la personne disparue, au contraire !

 

Parler de ses besoins à son entourage

Les proches souhaitent généralement aider, mais ils ne savent pas toujours comment.

Ils peuvent être très présents alors que l’on a besoin de solitude, ou au contraire prendre leurs distances parce qu’ils ne savent pas quoi dire. La personne endeuillée peut alors se sentir incomprise, voire blessée par certaines remarques pourtant bien intentionnées.

Lorsque cela est possible, exprimer simplement ses besoins peut permettre d’éviter de nombreux malentendus :

  • « J’ai besoin que tu m’écoutes, sans chercher à me conseiller. »
  • « Aujourd’hui, je préfère rester seul. »
  • « J’aimerais que tu viennes me voir. »
  • « Je n’ai pas envie d’en parler maintenant. »

Il n’est pas nécessaire que tout le monde accompagne le deuil de la même manière. Certains proches seront davantage disponibles pour écouter, d’autres pour aider dans les tâches quotidiennes, sortir, marcher ou simplement partager un moment.

 

Donner vie à ce que l’on ressent

Les mots ne suffisent pas toujours à exprimer ce qui se passe intérieurement. L’écriture, la musique, le dessin, la peinture, la danse ou l’activité physique peuvent constituer des moyens d’extérioriser ce qui est difficile à dire.

Vous pouvez par exemple :

  • tenir un journal de deuil ;
  • écrire une lettre à la personne disparue ;
  • raconter un souvenir important ;
  • créer un album ou un objet symbolique ;
  • écouter une musique qui vous relie à cette personne ;
  • marcher ou pratiquer une activité physique ;
  • créer un rituel personnel pour lui rendre hommage.

Ces gestes n’ont pas pour objectif d’effacer la douleur. Ils peuvent simplement permettre de lui donner une place et une forme, de l’extérioriser.

Les rituels peuvent également aider à marquer une transition : allumer une bougie, planter un arbre, déposer une photo dans un endroit particulier, retourner dans un lieu important ou accomplir un geste symbolique.

Il n’existe pas de rituel universel. L’essentiel est qu’il ait du sens pour vous.

 

La culpabilité : un piège fréquent du deuil

Après la disparition d’un proche, les « j’aurais dû » et les « si seulement » peuvent devenir très présents :

J’aurais dû appeler davantage.
J’aurais dû comprendre.
J’aurais pu faire quelque chose.
Pourquoi n’ai-je pas dit cela ?

La culpabilité peut être une manière pour notre esprit de chercher une explication ou de retrouver une forme de contrôle face à une réalité qui nous échappe. Comme si nous préférions nous accuser plutôt que d’accepter notre impuissance face à la mort !

Nous repensons alors à ce qui aurait pu être différent, à ce que nous aurions aimé faire ou dire. Ces pensées gagneraient à être comprises comme l’expression de l’importance de la relation et l’amour porté à l’autre. Mais lorsqu’elles deviennent permanentes, elles peuvent aussi enfermer dans le passé et empêcher progressivement de retrouver un nouvel équilibre.

Se donner le droit de continuer à vivre, de rire, de sortir, de rencontrer d’autres personnes ou de ressentir du plaisir n’est pas abandonner celui ou celle que l’on a perdu. Continuer à vivre n’efface pas le lien ! On n’oublie jamais les gens qu’on a vraiment aimé !

 

Comment l’hypnose peut accompagner un deuil ?

L’hypnose Ericksonienne s’inscrit dans une approche individualisée : chaque deuil est singulier. La relation avec la personne disparue, les circonstances de la perte, l’histoire personnelle, les liens familiaux et les ressources disponibles influencent la manière dont chacun traverse cette période.

Une séance d’hypnose commence donc par un temps d’écoute permettant de comprendre votre situation et ce que vous souhaitez retrouver ou transformer.

Le travail hypnotique est ensuite adapté à votre état émotionnel et à votre objectif du moment.

Il ne s’agit pas de forcer l’oubli ou de vouloir « passer à autre chose », mais de vous accompagner pour que la douleur puisse s’exprimer et progressivement s’apaiser. 

Il s’agit faire une place à l’absence tout en redonnant une place à la vie.

Et puis vient le temps de la reconstruction. Un deuil laisse une trace et entraîne souvent une réorganisation des priorités, des relations, des activités...  La reconstruction ne signifie donc pas effacer ce qui a été vécu et redevenir la personne que l’on était avant, mais retrouver un nouvel équilibre, intégrer une nouvelle maturité qui permet un bonheur plus authentique.

 

Concrètement, l’hypnose peut notamment aider à :

  • accueillir les émotions douloureuses
  • apaiser les ruminations et les pensées répétitives ;
  • retrouver progressivement un sentiment de sécurité intérieure ;
  • prendre du recul face à certaines culpabilités ;
  • mobiliser ses ressources personnelles pour rebondir ;
  • accompagner une transition importante de la vie ;
  • retrouver progressivement une capacité à se projeter dans l’avenir.

 

Si vous traversez actuellement un deuil à Nîmes et que vous ressentez le besoin d’un accompagnement, l’hypnose peut vous offrir un espace pour vous poser, écouter ce qui se passe en vous et vous reconstruire. Je peux également associer, lorsque cela est pertinent, différentes approches psychocorporelles comme la sophrologie dans le cadre de mon accompagnement (cf https://www.lasophrologieanimes.fr/)

 

 

Yasmine-Sigrid Vandorpe
Hypnothérapeute à Nîmes



Yasmine Vandorpe

Hypnothérapeute sur Nîmes

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